Les Collèges…période de soldes ou de braderie???

Mes Chers (ères) Collègues Maires
Les problèmes multiples et relatifs à l’avenir des collèges ruraux ne m’avaient jusqu’à ce jour pas laissé indifférent, mais toujours soucieux d’avoir un maximum d’informations et des plus précises j’avais choisi de différer mon intervention.

1 -En premier lieu, je réitère ma solidarité à la demande d’abrogation de l’article 89 concernant le financement des écoles privées. Loin de moi l’idée de raviver une vieille querelle « Public/Privé » simplement le souci de sauver nos écoles et de maîtiser l’engagement financier en matière scolaire.
2- Avec les mesures prises au sujet des Collèges, le Président des Maires ruraux et les Membres du Bureau se déclarent solidaires des Etablissements menacés et entendent bien apporter un appui total à ceux qui partagent ce sentiment d’hostilité aux projets qui se font jour. A ce propos je viens d’adresser à la rédaction de l’EST REPUBLICAIN, un communiqué.
En effet, une fois encore, c’est un pan important de la Ruralité qui va s’éffondrer à très court terme. On commence par ceux de moins de 250 élèves puis dans peu de temps on mettra la barre plus haute; celà devient intolérable. De plus cela va engendrer des temps de transport plus longs pour les Collégiens, ce qui n’est pas des plus favorable pour le rythme de vie et le temps restant à l’élève pour le travail scolaire à la maison. Il faut savoir aussi que des collèges ont été financés par les Communes du lieu d’implantation et environnantes, tel celui de PIERREFONTAINE LES VARANS…et d’autres à n’en pas douter.
Quand vont cesser ces abandons de services publics et au Public? après les DDE, LA POSTE, cette fois les Collèges. Et mon inquiétude est toujours la même et partagée par les Maires qui ont encore une école dans leur Village : voir resurgir le spectre des RRE (Réseaux Ruraux d’Education) qui se traduira par la fermeture d’un bon nombre de nos écoles. Que restera-t-il alors de l’attractivité de nos campagnes??? Rien! nous serons considérés comme une réserve d’Indiens ou une population occupant un no man’s land entre un lieu quasi désert et un monde urbain ou les quartiers difficiles auront décuplé.
3- Dans l’immédiat le » cadeau » que l’on tente de faire aux Communes, c’est d’assurer la garde des élèves dans les écoles les jours de grêve.Les élus y sont opposés et doivent s’opposer à cette mesure irréaliste et irréalisable. De plus les Maires n’ont pas à intervenir dans les conflits entre l’Etat et les Enseignants. Voilà résumées mes réactions sur des sujets qui nous concernent tous. Réactions auxquelles bon nombre souscriront je l’espère. Jusqu’au terme de notre mandat nous avons le devoir de défendre ce que bien souvent nous avons souhaité et construit ensemble.
Bien à vous. Votre Président : D. CASSARD

One Response to “Les Collèges…période de soldes ou de braderie???”

  1. Le Maire dit :

    Monsieur, ne connaissant pas le village dont vous faites allusion, je me garderai bien de commenter votre analyse qui vous fait dire qu’il y a un frein à l’accession à la propriété.
    Je peux témoigner de villages qui regroupés ou individuellement étant dans cette srate de population ont choisi de faire le sacrifice d’une école nouvelle. il appartient aux élus de définir les priorités(les élections permettent aux habitants de sanctionner les mauvais choix selon eux.
    Personnellement je me réfère souvent à Jules FERY qui avait voulu l’école pour tous dans chaque village. Je ne suis pas favorable aux transports des enfants qui perdent du temps et de l’énergie.Je défends autant que faire se peut les classes et les écoles existantes, une école c’est l’âme, la vie d’un village. Je dis non aux regroupements systématiques.
    Bien sûr les effectifs des maternelles sont fluctuants et difficiles à gérer autant par le Maire que par l’Inspecteur d’Académie.
    Vous parlez de tact, mais il faut bien savoir que les Inspecteurs d’académie ont des résultats d’objectifs à atteindre en matière d’effectifs(comme dans d’autres administrations) et le tact ne suffit pas. Je parle en connaissance de cause, nous même élus soomes souvent informés quand les décisions sont prises; il ne reste donc peu de place à la négociation ni au tact.
    Moi je me refuse à toute polémique sur l’enseignement public ou privé, j’ai fréquenté les deux avec plus ou moins de bonheur non pas en fonction de l’idéologie mais des professeurs que j’ai eu.
    Bien sû un Collège se conçoit dans notre milieu rural au niveau cantonal, encore faut-il les garder; c’est un de mes combats pour permettre à la ruralité de continuer d’exister.
    Bien cordialement

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